Pharmacies vandalisées, Vaccination des femmes enceintes, Vaccins à ARN messager à privilégier…

POINT INFO USPO DU 02/08/2021 

                                                                                                                                                                              

Des pharmacies vandalisées, l’USPO est indignée et condamne fortement ces actes

Depuis plusieurs semaines, des pharmacies sont vandalisées à Nancy, à Montpellier, à Fort de France. Je suis particulièrement choqué et indigné face à de tels agissements.

Notre profession est mobilisée depuis le début de la crise sanitaire pour accompagner tous les patients. Je tiens à réaffirmer mon soutien aux pharmacies visées par ces attaques mais également à l’ensemble des pharmaciens, de leurs équipes et de tous les soignants qui exercent leur métier dans des conditions éreintantes depuis mars 2020.

 

Vaccination des femmes enceintes dès le premier trimestre

Le ministère, sur avis du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, autorise la vaccination des femmes enceintes dès le 1er trimestre. Les professionnelles concernées par l’obligation vaccinale doivent se faire vacciner à partir du début du 2ème trimestre.

Pour rappel, les pharmaciens ne sont pas autorisés à prescrire le vaccin pour les femmes enceintes. En revanche, les pharmaciens et les préparateurs sont autorisés à les vacciner.

 

Vaccins à ARN messager à privilégier dans toutes les situations

Le ministère demande aux effecteurs de privilégier la vaccination à ARNm, y compris suite à une première injection d’Astra Zeneca (DGS Urgent).

Il est donc désormais recommandé de vacciner les personnes avec un schéma hétérologue dans un intervalle de quatre semaines entre la première injection d’Astra Zeneca et la seconde injection de vaccin à ARNm (Moderna ou Pfizer)

Cette évolution du schéma vaccinal fait suite à l’avis de la HAS du 8 juillet.

En cas de difficulté d’approvisionnement et pour éviter de retarder la seconde injection, les professionnels de santé sont autorisés à utiliser en seconde injection un vaccin à ARNm différent de la première injection. Par exemple : 1er dose Pfizer ; 2nde dose Moderna ou vice versa.


Schéma vaccinal pour les personnes contractant la Covid-19 après une 1ère injection

La personne a reçu une 1ère dose de vaccin, elle contracte la maladie moins de 15 jours après : une 2nde dose est injectée dans un délai de 2 à 6 mois.

La personne a reçu une 1ère dose de vaccin, elle est infectée plus de 15 jours après : le schéma vaccinal est complet, il n’est pas nécessaire d’injecter une 2nde dose.

Cette disposition ne s’applique pas aux personnes immunodéprimées ou très fragiles (obésité, BPCO, HTA compliquée[1]…) qui doivent recevoir au moins deux doses.

Une confirmation de l’infection est nécessaire pour finaliser ce schéma vaccinal à une dose :

  • soit par un test RT-PCR positif de plus de 15 jours après la 1ère injection,
  • soit par un test sérologique anti-N ou anti N+S positif de plus de 15 jours après la 1ère injection

 

Un TAG positif à nouveau reconnu comme une preuve pour le certificat de rétablissement

Trois documents permettent d’obtenir le pass sanitaire : un TAG négatif, un schéma complet de vaccination ou un certificat de rétablissement.

A la demande de l’USPO, un TAG positif datant de plus de onze jours et de moins de six mois permet désormais au patient d’accéder au certificat de rétablissement (décret du 30 juillet).

L’USPO a également demandé au ministère qu’un TAG positif datant de 3 à 6 mois puisse également permettre d’obtenir un certificat de rétablissement, comme cela a été fait pour les RT-PCR.

Pour rappel, les TAG sont pris en charge pour :

  • les assurés français, et les français résidant à l’étranger,
  • les étrangers résidant en France,
  • les étrangers ne résidant pas en France mais disposant d’une prescription médicale ou identifiés comme cas contact et sur présentation de la carte européenne d’assurance maladie (UE + Norvège + Islande + Liechtenstein + Suisse),
  • les étrangers ne résidant pas en France en provenance d’un pays classé rouge sur présentation de l’arrêté préfectoral individuel justifiant leur isolement et la nécessité de réaliser un test à l’issu de cet isolement.

 

Demande d’accord préalable pour certains médicaments hypolipémiants

Un dispositif de demande d’accord préalable sur les médicaments inhibiteurs de PCKS9 (Reparha® et Praluent®) est entré en vigueur depuis le 15 décembre 2020.

L’Assurance maladie rappelle les modalités pratiques pour recourir à ce dispositif : https://www.ameli.fr/pharmacien/exercice-professionnel/dispensation-prise-charge/accord-prealable-medicaments-hypolipemiants

 

Pierre-Olivier Variot, Président de l’USPO

 

[1] Note du 13 janvier relative à la vaccination en très haute priorité des personnes à très haut risque, Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale :  https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_cosv_du_13_janvier_2021.pdf

Publication :2 août 2021 | Catégorie(s) :